Groupe d'Etudes Interdisciplinaire sur le VENezuela
Soutenance de thèse d’Adeline Joffres

Soutenance de thèse d’Adeline Joffres

Le GEIVEN a le plaisir de vous informer qu’Adeline Joffres, membre du GEIVEN, a soutenu son doctorat de science politique à l’Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), le 5 décembre 2013 dans la salle Bourjac de la Sorbonne.

 

Son travail s’intitule :

Le populisme comme matrice de la politique extérieure. Le cas du Venezuela

Le jury était composé de :

M. Jean-Michel Blanquer (directeur), Professeur des Universités à l’Université de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle

M. Olivier Compagnon, Professeur des Universités à l’Université de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle

Mme. Alexandra Goujon, Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne

M. Thomas Lindemann (rapporteur), Professeur des Universités à l’Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines

M. Yves Saint Geours, Maître de Conférence l’EHESS et à Sciences Po, Directeur général de l’Administration et de la Modernisation au Ministère des Affaires étrangères

M. Laurence Whitehead (rapporteur), Professeur à l’Université d’Oxford

 

A l’issue des délibérations, le jury a attribué à Adeline Joffres le titre de docteur en science politique avec les félicitations du jury à l’unanimité.

 

 

Résumé :

Cette thèse a pour objet les corrélations existant entre le leadership charismatique populiste et la politique extérieure vénézuélienne alors que, traditionnellement, ces deux objets sont considérés indépendamment l’un de l’autre. L’étude géo-historique de la construction de l’État-Nation vénézuélien aux XIXe et début du XXe siècles explique celle d’une « identité de corps ». L’État précède la Nation qui se construit par le conflit externe et la reconnaissance mutuelle, à la faveur de leaderships politiques dominants (personnalistes et/ou autoritaires) et, pour surmonter le traumatisme suscité par ces conflits et l’échec du projet supranational réunificateur (Grande Colombie), de représentations politiques mythifiantes du peuple et du pouvoir. Ce processus présage le façonnage d’une matrice populiste du politique ayant vocation à compléter cette identité en prolongeant l’interpellation du peuple, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce travail se focalise alors sur les mécanismes de construction et de routinisation du leadership charismatique populiste d’Hugo Chávez Frías et étudie les canaux de diffusion et de globalisation de ce type de leadership qui sont aussi ceux de la diplomatie multiple « bolivarienne ». Ainsi, le peuple n’est plus seulement un groupement de nationaux vénézuéliens mais une communauté « bolivarienne » plus élargie. Le populisme n’est plus envisagé comme un moment ni comme s’exprimant exclusivement sur le territoire national, mais comme un système global qui alimente autant qu’il se nourrit de l’autre et de l’extérieur. La politique extérieure peut alors être analysée sous l’angle d’une politique transnationalisée.

 

Mots clefs : Populisme, leadership charismatique, politique extérieure, lien interne/externe, identités, Hugo Chávez, Venezuela, Révolution Bolivarienne, théories de la reconnaissance.

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