Groupe d'Etudes Interdisciplinaire sur le VENezuela

Conférences

 

Le GEIVEN organise des conférences ponctuelles accueillants des universitaires et/ou des acteurs institutionnels impliqués dans les dynamiques et l’étude du Venezuela.

Les conférences sont ouvertes à toutes et tous sur inscription à l’adresse suivante: geiven.org@gmail.com

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Conférence du 26 octobre 2012 :

Organisation: Mila Ivanovic, Anne Péné-Annette, Natacha Vaisset.

  • 18h30 à l’Institut des Amériques, conférence de Ximena Gonzalez Broquen (IVIC)

 « Gestion participative de la municipalité de Libertador (Caracas/Venezuela) 2009-2012 : Constitution, élaboration et mise en œuvre d’un espace public urbain participatif »

Forte d’une expérience collaborative entre Fundacaracas, l’agence municipale de gestion urbaine, l’Institut Vénézuélien de Recherche Scientifique (IVIC), la conférencière nous a offert une analyse des enjeux contenus dans la nouvelle gestion du maire de la ville, Jorge Rodriguez, en matière de dispositif participatif avec le Plan « Caracas Socialiste ». Elle est revenue sur l’expérience développée dans le quartier populaire « 23 de Enero ». Un sujet passionant qui intéresse des chercheurs de toutes disciplines en science sociales (historien, sociologues,politistes, urbanistes, etc.) et qui répond à un intérêt croissant sur l’évolution concrète de la démocratie participative au Venezuela.

Résumé (de l’auteure) : Le développement d’un espace public urbain, pensé et articulé comme espace pour la et de participation, joue un rôle crucial dans le cadre d’une démocratie participative qui propose le développement d’un pouvoir populaire en action. En particulier, la question de la gestion municipale participative, analysée ici dans le contexte de la transformation de la municipalité Libertador nous permet de voir comment la question de la planification participative de l’espace public est centrale dans la redéfinition des relations État-société. Nous nous appliquerons à présenter les premiers résultats d’une étude de cas insérée dans le programme «Transformation intégrale des quartiers » du Plan Caracas Socialiste de la municipalité.

 

Retrouvez sous peu les photos de la conférence dans notre galerie.

 

Conférences 2011 – 2012 :

 Organisation : Fabrice Andreani, Camille Forite et Thomas Posado.
 
  • 5 juin 2012 à 18h à l’Institut des Amériques : « L’enquête journalistique au Venezuela : pratiques et perceptions dans un contexte polarisé »

« Merci et bravo, cela fait 5 ans que l’on attendait ça ! ». C’est peu ou prou en ces termes que nous remerciaient les cinq intervenants comme une partie du public, à l’issue de cette conférence-débat. Tant du point de vue de l’audience, dont la magnitude doit beaucoup aux capacités organisatrices et communicationnelles de Camille Forite, que de celui de la tenue et de l’intensité des débats entre les journalistes de tous bords politiques, l’évènement  s’est avéré relativement exceptionnel. Y sont venus faire part de leurs conditions de travail au Venezuela et des appréciations qu’ils en tiraient quant à l’évolution du régime, dans l’ordre alphabétique: Patrick Bêle (Le Figaro), Cathy Ceibe (L’Humanité),François-Xavier Freland (RFI&TV5), Maurice Lemoine (Le Monde diplomatique) et Jean-Baptiste Mouttet (La Croix, Mediapart).

Fabrice Andreani et Thomas Posado ont modéré tant bien que mal le débat, qui s’il tournait parfois à l’affrontement politique, les soutiens des uns et des autres présents dans la salle aidant, s’est néanmoins déroulé, du début à la fin, dans le respect du pluralisme qui s’impose. En outre, la conférence a eu le mérite de mettre en exergue les difficultés communes aux différents intervenants, par-delà leurs sensibilités politiques, quant à l’accès à des données fiables et à des responsables ouverts au dialogue critique, mais également à relativiser le caractère spécifiquement « vénézuélien » ou « bolivarien » de cette situation – par rapport aux points de comparaison qu’ils ont pu dresser avec leurs conditions d’enquête en France. Où l’on a pu voir qu’une partie non négligeable des soupçons excessifs et « bavures » éventuelles à l’encontre de représentants de la presse étrangère doivent beaucoup à l’instrumentalisation, à des fins de disciplinarisation, de la mémoire du rôle de la presse d’opposition dans le coup d’État raté contre Chávez des 11-13 avril 2002 ; ce en même temps que l’espace de la critique médiatique du régime, « par sa droite » comme « par sa gauche », n’apparaît pas aussi « verrouillée » que le laissent parfois entendre les représentants de l’opposition à l’étranger.

Surtout, le succès de cette conférence tient tout simplement au fait d’avoir permis une discussion relativement pacifique entre représentants de positions idéologiques radicalement opposées, là où il y a encore quelques années, de leurs propres aveux, « on en venait rapidement aux mains ».

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Retrouvez ici les photos de la conférence!

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  • 2 avril 2011 à 18h à l’Institut des Amériques : conférence de Carmen Victoria Vivas Lacour, professeur de langue et littérature à l’Université Simón Bolívar (Caracas) modérée par le professeur François Delprat, Professeur émérite à l’Université Paris III Sorbonne Nouvelle en Civilisation et Littérature de l’Amérique latine hispanique.

 

« La cité qui nous interdit la vie, une analyse du récit hispano-américain sur la violence urbaine

Résumé de l’intervention (par l’auteure) : Ô combien problématique, le thème de la violence renvoie à de profonds désajustements dans l’organisation formelle de la vie politique et sociale. En ce sens, la condamnation d’une ville à la violence permanente signale le naufrage de la configuration de son espace publique. En Amérique latine hispanique, certaines villes (comme Caracas, México ou Ciudad Juárez) sont caractérisées par une violence excessive dont les manifestations archaïques accompagnent paradoxalement des dynamiques de vie spécifiques à la modernité.

Parmi les diverses conséquences de ce type de violence généralisée qu’il considère être aujourd’hui acceptées comme relativement banales voire naturelles, Martin-Barbero souligne : la dés-institutionnalisation, le sentiment d’impuissance synonyme de repli du sujet sur lui-même, la croyance en une malignité nationale et le développement de la figure exhibitionniste et fascinante du délinquant. Mon propos est de penser les questions sus-mentionnées en me focalisant sur quatre auteurs qui incorporent dans leurs fictions les faits de violence comme moteurs d’une cité qui n’est plus l’espace de l’intérêt collectif, mais dont la géographie en vient à être structurée par la circulation de la terreur.

Je propose pour ce faire d’aborder deux nouvelles et deux livres de contes : « Señales que precederán al fin del mundo » de Yuri Herrera (Mexique, 2009), « Calletania » d’Israël Centeno (Venezuela, 1992), « Crímenes » d’Alberto Barrera Tyszka (Venezuela, 2010), et « Los Culpables » de Juan Villoro (Mexique, 2007). A travers ces quatre textes, la culture qui émerge du fait délinquant prend la forme d’un amalgame entre les déviances, la marginalité, la religion, la peur et le désir de pouvoir, et s’enracine dans le monde urbain tel un cauchemar quotidien qui est le fruit d’un État incapable ».

 

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  •  8 novembre 2011 à 18h30 : conférence de l’ambassadeur de France au Venezuela, Monsieur Jean-Marc Laforêt, autour du thème :

« La révolution bolivarienne est-elle soluble dans la rente pétrolière ? »

 Résumé de l’intervention:

Au pouvoir depuis 1999, le président Chavez est engagé, depuis 2005, dans la construction du « socialisme du XXI éme siècle ».  L’existence, depuis plusieurs décennies, d’une économie de rente, quasi exclusivement dépendante de l’exploitation des abondantes ressources pétrolières du pays, a contribué à forger des structures sociales et culturelles a priori peu favorables au succès d’une telle expérience politique et à l’émergence d’un homme nouveau.

Au terme de près de 13 ans de mise en œuvre de la révolution bolivarienne, un bilan de ses succès et de ses limites est-il possible ? Quelle est la portée réelle des transformations intervenues dans la société et les institutions politiques ? Quel est aujourd’hui, au plan régional et international, l’influence du projet politique bolivarien ?

Des réponses apportées à ces questions, dépend pour une bonne part le jugement que l’on peut essayer de porter sur le devenir et la pérennité de la révolution bolivarienne.

Lieu : Institut des Amériques (IdA) 175 rue du Chevaleret, 75013 Paris 8ème étage- Salon des Amériques

 
Retrouvez ici les photos de la conférence.
 
 
 

Conférence du 13 mai 2011 :

 
Organisation : Adeline Joffres.
 
  • Le 13 mai 201, le GEIVEN a reçu le professeur Luis Briceño-León, sociologue à l’Université Centrale du Venezuela (UCV).
 
À cette occasion,  le professeur Briceño-León nous a fait part de son analyse de l’évolution récente de la situation politique et sociale du Venezuela et des perspectives pour 2012 en commentant l’un de ses derniers articles intitulé :
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« Venezuela 2010-2012: Entre el Conflicto y el Cambio »

Cette activité était organisée dans l’Espace Tocqueville de l’Institut des Amériques et a été suivie d’un débat.